Asie, Thaïlande

Koh Phangan : Bénévolat

Distribution de repas

Cela fait déjà un mois que nous sommes arrivés sur l’île de Koh Phangan. En temps normal, avec la découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes et de nouveaux paysages, cela passe très vite. Pourtant, lorsque l’on est confiné sur une île, aussi paradisiaque soit elle, le temps semble s’étirer. Même si nous en profitons pas mal, nous désirons nous rendre utile.

Nous entendons parler d’un projet de distribution de repas pour les personnes dans le besoin. Ni une ni deux, nous rejoignons l’équipe de bénévoles et c’est parti pour une vivre une belle aventure humaine.

Les informations de ce genre (comme l’entraide) circulent pas mal via les groupes Facebook.

Déroulement :

Nous sommes allés au restaurant Signature à Tong Sala mais il existe plusieurs autres endroits où récupérer des repas. Le gérant prépare toute la journée des marmites énormes de soupe, riz, et poulet ainsi que des jus frais, des fruits etc..

En parallèle, beaucoup de locaux font des dons de nourritures en les apportant dans des sachets individuels pour plus de facilité.

Notre mission débute à 17h30. Nous distribuons les repas face au restaurant, près du port. Les personnes viennent une par une, le tout dans le respect des gestes barrières. Il est important pour ces personnes qu’elles respectent les règles d’hygiène, et donc seuls les bénévoles sont autorisés à servir et toucher aux ustensiles. De plus, il est impératif d’apporter un contenant pour les repas, mais en cas d’oubli il y a les repas en sachets individuels préparés grâce à la générosité de certains locaux.

En 1h30 la distribution est terminée. Cela nous met du baume au cœur de pouvoir contribuer à aider les locaux, le tout dans le calme et le respect de chacun.

Au début de la pandémie nous avions rendez vous tous les soirs pour réaliser la distribution. Au fil des semaines, nous nous y rendions plus qu’un jour sur deux. Finalement, au bout d’un mois de distribution, les repas n’étaient servis plus que le dimanche. En effet, malgré la solidarité des locaux, les abus et la raréfaction des points de distributions ont réduit notre travail. La peur de manquer de nourriture dû à la crise sanitaire et de l’absence de touristes s’est avérée minimisée. Le continent à continué de fournir les îles comme Ko Phangan et les restaurants ont pu réouvrir. Ainsi, grand nombre d’habitants ont récupéré leur travail pour subvenir à leur besoin.

Eléphant

En parcourant l’île, je découvre avec tristesse deux endroits promouvant les activités touristiques avec les éléphants. Il est important de ne pas participer et encourager des activités condamnant des animaux sauvages à une vie de captivité.

Rendant service aux habitants, je ressens le besoin d’aider également les animaux. Dans ce contexte de crise, les touristes n’affluent plus, ainsi les propriétaires d’éléphants n’ont plus assez d’argent pour à la fois survivre et s’occuper de leurs animaux.

Un éléphant est herbivore, il mange entre 150 et 220kg de fruits et légumes par jour ! Nous rencontrons un propriétaire d’éléphant qui est incapable de varier l’alimentation de son animal pour la simple raison qu’il n’a plus de revenu. L’animal consomme alors beaucoup de palmes de bananier à disposition partout sur l’île, mais cela ne suffit pas. Ainsi, nous décidons d’acheter plusieurs kilos de bananes et une pastèque pour lui permettre de varier un peu son régime alimentaire, le temps d’une journée. Cet éléphant aime également le fruit du jacquier, et par chance nous en avons plein le jardin ! Comme personne n’en mange, nous lui apportons plusieurs gros fruits. Il lui a fallu à peine 10 minutes pour en avaler quatre… Régulièrement, nous essayons d’apporter un peu de fruits à ce gros mammifère.

Si l’expérience peut sembler merveilleuse en compagnie d’un si majestueux animal, il ne faut pas oublier qu’il vit enchaîné à longueur de journée. Sa vie est monotone, loin de sa famille, avec trop peu de nourriture, et dans un environnement loin de ce qu’il devrait être. Je préfèrerais mille fois le voir s’épanouir dans son milieu naturel que de le caresser. D’ailleurs, le fait même de pouvoir le toucher prouve qu’il a du subir des violences importantes, car les animaux sauvages ne sont pas des peluches.

En comparaison, je vous parle rapidement de ma meilleure expérience. En 2019, j’ai eu la chance de vivre un moment unique avec des éléphants. Cette fois-ci, les pachydermes évoluaient dans leur milieu naturel, au sein d’un parc national au Burkina-Faso. Alors oui, il était inconcevable de les toucher ou même les approcher, mais j’ai pu admirer leur beauté, leur prestance, leur vie, leur façon de s’occuper de leurs petits, leur manière de boire ou manger et ce, sans les perturber.

J’espère que ce petit retour d’expérience sur mes activités bénévoles sur Koh Phangan vous aura plu, n’hésitez pas à me partager vos expériences 🙂

Cet article a été rédigé avec la collaboration d’Elisa.

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